Le mochi (prononcez motchi) se prépare traditionnellement au Japon pour le nouvel an et constitue un rite festif. Cette année, nous avons participé à sa préparation dans la belle-famille de ma fille.
Le riz est d’abord cuit à la vapeur. Puis il est écrasé à l’aide d’un maillet en bois, dans un mortier traditionnel appelé “usu”, creusé dans un tronc d’arbre Ainsi battu vigoureusement, le riz prend l’aspect d’une pâte épaisse et gluante. Cette opération très symbolique est souvent réalisée en public, et fait partie des rites du début d’année.
En règle générale, deux hommes se relayent pour battre la pâte. L’un frappe avec le maillet, l’autre retourne la pâte de riz brûlante entre chaque coup de maillet. Une bonne coordination de mouvement est nécessaire pour cet exercice.
Ensuite cette pâte est farinée afin que les mochi soient façonnés à la main prenant alors une forme arrondie. Ils sont utilisés dans des plats à jus tel que soupe, fondue (nabe) ou pot-au-feu (oden), ou éventuellement grillés.
Personnellement, j’ai goûté le mochi dans une soupe, je dois avouer que sa consistance élastique est un peu déroutante pour un palais non habitué, mais c’est assez bon. De toutes façons, je mets toujours un point d’honneur à manger ce que l’on me propose, ne serait-ce que par politesse et courtoisie envers mes hôtes. Au cours de mes nombreux séjours au Japon, une seule chose m’a fait regimber : un oeuf cru au petit déjeuner.
Me voici à l’oeuvre avec le maillet :

Et voici des mochi une fois qu’ils ont été façonnés :

